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La bigorexie, qu’est-ce que c’est ?

bigorexie

26 avril 2018, Bixente Lizarazu remue le monde du sport en évoquant sa maladie : « la bigorexie ». Contraction du mot anglais « big » (qui signifie « gros ») et du mot grec « orexis » (qui signifie « désirs »), cette maladie se traduit par une forte addiction au sport. Et on ne parle pas de celui qui se regarde à la télé ! Cette pratique intensive de tout type d’activité physique toucherait aujourd’hui 15 % des sportifs, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Mais comment détecter la maladie ? Et comment ne pas s’épuiser ? On vous dit tout !

Être accro au sport, c’est possible

Manquer votre séance hebdomadaire de cycling ? Jamais ! Passer à côté de ce cours de Pilates Training que vous attendez depuis des lustres ? Même pas en rêve ! Sans parler de louper une seule de vos séances d’entraînement pour le Marathon… Aujourd’hui, beaucoup de sportifs se disent addict au sport et déclarent en avoir besoin pour se sentir bien au quotidien.

Pourtant, pour certains, cette addiction peut être perçue comme dangereuse, au même titre que la dépendance au tabac, à l’alcool ou à la drogue. Et même s’il vaut mieux ne pas pouvoir se passer d’exercice physique que de nicotine, les risques existent ! Cette maladie est d’ailleurs reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis quelques années.

Quels sont les risques ?

Être accro au sport a un impact direct sur le quotidien des personnes atteintes.

Avant toute chose, c’est la vie sociale de ces sportifs qui en pâtit. Au-delà de ne pas écouter les conseils de leurs proches qui s’inquiètent (à juste titre) pour eux, les personnes atteintes de bigorexie se sentent obligées de tenir leur programme sportif, souvent bien trop chargé. Ainsi, leur plan d’entraînement prend le pas sur tout le reste, quitte à devenir leur seul point d’intérêt. Un imprévu qui viendrait changer ce planning strict est vécu comme un événement catastrophique…. Et avoir une vie sociale et une vie de famille équilibrée relève alors de l’impossible !

Et au niveau physique ? Les sportifs atteints de bigorexie pensent toujours qu’ils pourraient être plus forts, plus musclés, plus performants. La vision qu’ils ont d’eux-mêmes est erronée et les pousse à défier encore un peu plus leurs limites. À la clé ? Un réel risque d’épuisement physique qui peut rapidement devenir dangereux.

Comment se soigner ?

La bigorexie se soigne comme beaucoup d’addictions : grâce à la mise en place de séances de thérapie qui visent à comprendre d’où vient l’addiction et comment faire pour la réduire considérablement, jusqu’à s’en débarrasser une bonne fois pour toutes.

Il n’existe pas aujourd’hui de traitement miracle, la volonté du sportif compte pour beaucoup dans les efforts à fournir pour se détacher de cette addiction. Au final, le plus difficile est d’en prendre conscience ! Eh oui, comme notre Bixente national, il semble parfois compliqué de ralentir…

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Bigorexie ou pas, le sport reste une pratique qui doit avant tout relever du plaisir ! Entre performance, plaisir et amusement, il est nécessaire de trouver le juste équilibre pour s’épanouir. N’hésitez pas à demander de l’aide aux coachs CMG pour élaborer votre programme sportif en fonction de vos objectifs !

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